Les pharmaciens peuvent prescrire et administrer tous les vaccins mentionnés dans le calendrier de vaccination actualisé chaque année par les autorités sanitaires. Les vaccins les plus courants sont: diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, grippe, papilomavirus humain, rougeole, oreillons, rubéoles, zona…
Vous pouvez vous faire vacciner contra le grippe saisonnière et la COVID 19 que vous soyez ciblé ou non par les recommandations vaccinales. Pour la grippe saisonnière, le remboursement de la vaccination ne peut se faire que si l’on est concerné par les recommandations vaccinales.
Qui peut se faire vacciner à la pharmacie?
Les adultes et les enfants de plus de 11 ans qui sont dans le cadre des recommandations vaccinales générales peuvent se faire vacciner à l’office. Les mineurs doivent être accompagnés d’un adulte ou présenter une autorisation des deux titulaires de l’autorité parentale (modèle à compléter ici).
La vaccination contre la COVID19 peut être réalisée à l’officine à partir de 5 ans.
Quels vaccins ne peuvent pas être faits à l’officine?
A l’exception du vaccin ROR (Rougeole Oreillon Rubéole), les vaccins vivants atténués ne peuvent pas être administrés à l’officine. En effet ces vaccins ont plus de risque d’allergies graves ce qui nécessite une surveillance médicale. Il s’agit des vaccins contre:
la dengue et la fièvre jaune qui ne sont disponibles que dans les cantres de vaccination pour voyageurs ( au CHU si vous êtes sur Toulouse)
le rotavirus
du vaccin oral contre la polimyélite
la varicelle
le BCG
Si vous avez des antécédents de réaction allergique grave à un vaccin, vous devez vous faire vacciner sous surveillance médicale.
A t’on besoin d’une ordonnance?
Ce n’est pas obligatoire, les pharmaciens peuvent prescrire et administrer tous les vaccins du calendrier vaccinal. Vous pouvez néanmoins venir avec une ordonnnance du médecin.
Par contre les vaccinations réalisées dans le cadre de protocoles particuliers (comme après une greffe de moëlle osseuse) nécessitent une prescription médicale.
Est ce remboursé?
Oui, tous les vaccins du calendrier vaccinal sont remboursés que vous ayez une ordonnance ou pas. Les vaccins réalisés pour un voyage ne sont pas remboursés.
Le sentiment de ne pas avoir assez de lait est la première cause d’arrêt de l’allaitement. Il est important de distinguer deux situations très différentes : la production réellement insuffisante, qui a des causes anatomiques, hormonales ou médicales identifiables, et la perception d’insuffisance, beaucoup plus fréquente, qui repose souvent sur des repères trompeurs comme la durée des tétées ou la souplesse des seins.
Les seuls indicateurs fiables sont la prise de poids sur plusieurs jours et le nombre de couches mouillées. Un sein souple ou une tétée courte ne signifient rien en soi.
Quand la production est réellement basse, le levier principal reste la fréquence de stimulation : plus le sein est drainé souvent, plus il produit. C’est le principe sur lequel repose l’usage du tire-lait en complément des tétées. Cet article détaille le fonctionnement de la lactation, les facteurs de risque connus, et les leviers concrets pour booster sa lactation.
A six mois, seulement quarante-huit pour cent des bébés sont encore exclusivement nourris au sein. La première cause d’arrêt de l’allaitement est le sentiment de ne pas avoir assez de lait.
Toutes les femmes n’arrivent pas à produire suffisamment de lait pour des raisons anatomiques et physiologiques. De plus la perception de ce qu’est une production insuffisante est subjective car on mesure rarement la réelle production de lait.
Développement des tissus mammaires de la naissance à la grossesse
On observe in utero, le développement de structure mammaires et de cellules myoépithéliales qui sous l’action de l’ocytocine favorise l’éjection du lait. A la puberté, des poches et des structures glandulaires se développent mais elles restent immatures avant la grossesse (cf figure ci-dessous).
Pendant la grossesse, on a une multiplication de ces structures qui sont activées par les hormones de la lactation après l’accouchement. Après le sevrage elles régressent sous l’action des macrophages. L’évolution des structures mammaires est contrôlée par les hormones:
l’oestrogène et la progestérone de la puberté à l’accouchement
l’hormone placentaire lactogène pendant la grossesse
la prolactine de la grossesse au sevrage
rôle possible d’autres hormones: glucocorticoïdes, insuline, hormones thyroïdiennes, GnRH
On a peu de connaissances sur les facteurs génétiques qui peuvent influencer la quantité de lait produit mais il existe l’effet d’une mutation des transporteurs de Zinc (Zn). Il existe deux transporteurs du Zn dans le lait maternel (ZnT2 et ZnT4), une mutation du transporteur ZnT2 cause une réduction des jonctions serrées entre les cellules de l’épithélium glandulaire favorisant ainsi une perte de lait. Cette mutation pourrait être présente chez environ 20% des femmes.
Quels sont les facteurs de risque de faible production de lait maternel?
Il y a des facteurs de risque de faible lactation qui sont liés à la mère:
syndrome des ovaires polykystiques: le syndrome des ovaires polykystiques (SOP) est une condition endocrinienne fréquente qui se caractérise par l’accumulation de petites kystes dans les ovaires. Les symptômes sont: cycles menstruels irréguliers, infertilité, acné, obésité et troubles du comportement menstruel. Les femmes affectées par ce syndrome sonuffrent souvent de surpoids et d’insulinorésistance. Les femmes allaitantes souffrant de SOP ont plus de mal à avoir beaucoup de lait et ont en général un allaitement plus court.
hypothyroïdie: il s’agit le plus souvent d’une pathologie autoimmunitaire dont l’incidence augmente avec l’âge et le fait d’avoir une grossesse tardive. Sa conséquence est le blocage de la voie de la prolactine se traduisant par une moindre quantité de protéines dans le lait (caséines, lactalbumine).
diabète gestationnel: le démarrage de l’allaitement est plus difficile chez les femmes ayant souffert de dibète gestationnel car l’insulinorésistance .
le surpoids: le surpoids peut être une des causes de l’hypothyroïdie ou du diabète gestationnel. Les femmes en surpoids ont souvent une moindre production de lait et un retard à l’initiation de l’allaitement. Cela est du à une moindre capacité de stockage car elles ont un développement moins important des tissus mammaires au cours de la grossesse. Hors c’est la quantité de tissus glandulaires qui conditionne la quantité de lait produit.
l’âge de la mère: avec l’âge on note un changement de la composition corporelle, une diminution du métabolisme de base, une moindre sécrétion et sensibilité à l’insuline. On estime que l’on a une baisse de la production de 7ml/jour pour chaque année qui passe.
antécèdents de chirurgie mammaire
Il existe des facteurs de riques liés au bébé:
ankyloglossie: également appelée frein de langue court, est une malformation congénitale où le frein lingual (la fine bande de tissu reliant la langue au plancher de la bouche) est anormalement court, épais ou peu élastique, ce qui restreint les mouvements normaux de la langue. Ces nourrissons souffrent de difficultés d’allaitement, succion inefficace, fatigue rapide, prise de poids insuffisante, douleurs mammaires chez la personne allaitante.
prématurité: les prématurés ont plus de mal à têter et donc à stimuler la lactation de la maman.
bec de lièvre
syndrôme de Pierre Robin: c’est une malformation congénitale rare caractérisée par une micrognathie, une glossoptose et souvent une fente palatine, entraînant des difficultés respiratoires et alimentaires chez le nouveau-né.
faiblesse musculaire
Comment agir face à une faible production de lait maternel?
La production de lait maternel est considéré insuffisante lorsqu’elle est inférieure à 600ml/j. Elle se caractérise par une perte de 10 % du poids de naissance au troisième jour et le sentiment de la maman que son bébé n’a pas pris assez de lait. Il est très important d’identifier les facteurs de risque dès le sixième mois de grossesse. En effet une femme qui a un facteur de risque a 70% de chances en plus de ne pas réussir un allaitement exclusif, les risques se cumulent si on a plusieurs facteurs de risque.
Le but est d’aider ces femmes à maximiser leur potentiel de lactation le plus tôt possible. Le point critique est d’atteindre 600ml/jour à partir du huitième jour après la naissance. On estime que ce que la maman produit après quinze jours reflète ce qu’elle produira six semaines plus tard. A partir de ce moment c’est la stimulation par les tétées ou le tirage du lait qui est prépondérante.
Des études montrent que si on tire son lait 3 fois par jour, on produit en moyenne 600ml/jour. On monte à 800ml/jour si on tire son lait six fois par jour. Il n’y a pas de vrai gain à tirer son lait plus de six fois par jour. Il est important de ne pas trop espacer les séances de tirage car on observe une baisse de la production de lait au bout de six heures.
Ainsi augmenter la fréquence des tirages permet de maximiser la production de lait mais pas d’annuler les problèmes métaboliques. Il est important de demander conseil aux soignants pour avoir dès l’accouchement l’attitude qui permette d’atteindre rapidement son pic de lactation.
Le matériel qui aide à relancer la lactation
Quand la production est insuffisante, la fréquence des tirages compte autant que le matériel utilisé. Un tire-lait de grade hospitalier, comme le Medela Symphony, reproduit plus fidèlement la succion du nourrisson et accepte le double pompage, qui divise par deux le temps de séance. Nous le proposons en location de tire-lait à la semaine, sur prescription médicale.
La taille de téterelle joue également sur le volume recueilli : une téterelle mal adaptée réduit l’efficacité de l’expression et provoque des douleurs. Le guide de mesure figure sur notre page de location, et nous réalisons la mesure avec vous à l’officine. Vous trouverez aussi nos accessoires d’allaitement en rayon.
Questions fréquentes
Comment savoir si je manque vraiment de lait ?
Deux repères objectifs : la courbe de poids sur plusieurs jours et le nombre de couches mouillées par 24 heures. Un bébé qui prend du poids régulièrement et mouille suffisamment ses couches reçoit assez de lait, même si les tétées vous paraissent courtes ou vos seins souples. La souplesse du sein est d’ailleurs normale une fois la lactation installée, elle ne signale pas un manque.
Combien de fois par jour faut-il tirer son lait pour relancer la lactation ?
La fréquence compte davantage que la durée. Six à huit expressions par 24 heures, en incluant au moins une la nuit, correspondent au rythme physiologique. Il n’y a pas de gain démontré à dépasser six tirages quotidiens en complément des tétées, mais espacer les séances de plus de six heures fait baisser la production.
Le double pompage est-il plus efficace ?
Oui, sur deux plans. Il divise par deux le temps passé à chaque séance, et il améliore le volume recueilli en stimulant les deux seins simultanément. C’est un vrai confort quand les tirages sont pluriquotidiens sur plusieurs semaines.
Quel tire-lait choisir pour une production insuffisante ?
Un modèle de grade hospitalier, comme le Medela Symphony. Son moteur plus puissant et son fonctionnement en deux phases, stimulation puis expression, reproduisent plus fidèlement la succion du nourrisson. C’est le matériel utilisé en maternité et en néonatologie, et il est disponible en location à 7,50 € par semaine, remboursé sur ordonnance.
La taille de téterelle a-t-elle une influence sur le volume recueilli ?
Une influence considérable, et c’est le point le plus souvent négligé. Une téterelle trop petite comprime le mamelon et freine l’écoulement ; une téterelle trop grande aspire une partie de l’aréole et réduit l’efficacité du drainage. Dans les deux cas, le volume baisse et la douleur apparaît. La taille se mesure sur le diamètre du mamelon à sa base : nous réalisons la mesure à l’officine, sans rendez-vous.
Faut-il consulter ?
Oui si la courbe de poids de votre bébé stagne ou baisse, si les tétées sont douloureuses malgré les corrections de position, ou si vous présentez l’un des facteurs de risque décrits plus haut, notamment un syndrome des ovaires polykystiques ou une hypothyroïdie. Une consultation avec une sage-femme ou une consultante en lactation permet souvent de débloquer la situation rapidement.
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